Bonheur

Le bonheur, cette denrée si précieuse
vue par les Lumières

Article sur le bonheur dans l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert datant de 1751


Le Bonheur ... Toujours au cœur de la réflexion dès qu'on touche à l'homme. J'ai été particulièrement touchée par l'article sur le bonheur dans l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert, datant de 1751 et du siècle des Lumières.
Le droit à tout individu d'être heureux y est défini ... de quoi laisser songeur lorsqu'on voit les actualités, les désastres humains et les initiatives positives contrées.
Néanmoins, je reste persuadée que le bonheur est cet état d'esprit dans lequel on crée sa vision personnelle du monde, de ce qu'il est, et grâce auquel on peut agir, chacun à son niveau, pour améliorer ce qui peut l'être.

Extrait de l'article Bonheur

S. m. (Morale) se prend ici pour un état, une situation telle qu'on en désirerait la durée sans changement ; et en cela le bonheur est différent du plaisir, qui n'est qu'un sentiment agréable, mais court et passager, et qui ne peut jamais être un état. La douleur aurait bien plutôt le privilège d'en pouvoir être un.

Tous les hommes se réunissent dans le désir d'être heureux. La nature nous a fait à tous une loi de notre propre bonheur. Tout ce qui n'est point bonheur nous est étranger : lui seul a un pouvoir marqué sur notre cœur ; nous y sommes tous entrainés par une pente rapide, par un charme puissant, par un attrait vainqueur ; c'est une impression ineffaçable de la nature qui l'a gravé dans nos cœurs, il en est le charme et la perfection.

Les hommes se réunissent encore sur la nature du bonheur. Ils conviennent tous qu'il est le même que le plaisir ou du moins qu'il doit au plaisir ce qu'il a de plus piquant et de plus délicieux. Un bonheur que le plaisir n'anime point par intervalles, et sur lequel il ne verse pas ses faveurs, est moins un vrai bonheur qu'un état et une situation tranquille : c'est un triste bonheur que celui-là. Si l'on nous laisse dans une indolence paresseuse, où nôtre activité n'ait rien à saisir, nous ne pouvons être heureux. Pour remplir nos désirs, il faut nous tirer de cet assoupissement où nous languissons ; il faut faire couler la joie jusqu'au plus intime de notre cœur, l'animer par des sentiments agréables, l'agiter par de douces secousses, lui imprimer des mouvements délicieux, l'enivrer des transports d'une volupté pure, que rien ne puisse altérer. Mais la condition humaine ne comporte point un tel état : tous les moments de nôtre vie ne peuvent pas être filés par les plaisirs. L'état le plus délicieux a beaucoup d'intervalles languissants. Après que la première vivacité du sentiment s'est éteinte, le mieux qui puisse lui arriver, c'est de devenir un état tranquille. Notre bonheur le plus parfait dans cette vie, n'est donc, comme nous l'avons dit au commencement de cet article, qu'un état tranquille, semé ça et là de quelques plaisirs qui en égaient le fond.

Lire l'article Bonheur en entier

Pour une lecture plus détaillée de l'article de 1751 du Bonheur, vous pouvez consulter l'Encyclopédie

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